dimanche 28 septembre 2014

7-8 septembre Pulingui - Casa Condor au pied du Chimborazo

7-8 septembre Pulingui - Casa Condor

 au pied du Chimborazo



 



 










Manuella et Maria Rosa nous concoctent le repas du soir à la chaleur des brûleurs à gaz: ils ne sont plus que 48 à vivre dans ce village maintenant déserté par les jeunes familles. Autour de la table, elles nous raconteront un peu de leur vie. Seules maintenant à vivre dans leur maison de terre et de paille au rythme des quelques animaux qui leur fournissent laine, lait et oeufs. Merci à elles pour ce chaleureux accueil.





Estrellita del Chimborazo





    




Sous-vêtements en mérinos, chaussettes en laine, jogging, bonnet et polaire, le tout emmitouflé dans les sacs à viande en soie: toutes nos couches y passent. On est à plus de 3800 m et le vent s'infiltre par toutes les fenêtres à simple vitrage de la maison.

Beau tandem aux 1000 et une idées. Cette fois-ci: reconstitution d'un volcan miniature en récoltant toute la cendre venue du Tugunrahua, en balayant toute la terrasse à l'aide d'une poignée de laine.

El condor pasa






Petit concert d'adieu




En attendant le bus…qui nous passera devant avec un conducteur arborant un large sourire! Plus de place sans doute. Quelques minutes plus tard un taxi-camionnette s'arrêtera et on aura droit à un voyage privé au son d'un CD de musique locale: le luxe même serrés à 5 sur la banquette arrière.

En direction de Banos, via Riobamba

mardi 16 septembre 2014

Guayaquil -> Guaranda

29 août - 1er septembre: Guayaquil

Unique motif de cette halte: préparation de la suite du voyage et….début de la scolarité on the road de la troupe.  Repos de 2 jours bienvenu dans un hostel cosy: "le Dreamkapture". Ecole, petite excursion en barque, visite des Malecon 2000 et del Salado, correspondance, mise à jour du blog et préparation de la suite occupent bien les journées et soirées. Le programme des prochaines semaines est confectionné sous les conseils avisés de Lucas Pappalardo, grand connaisseur de la région.











1-2 septembre: Guaranda, Province Bolivar, Equateur
Bagages bouclés, on s'améliore question timing et c'est reparti pour le terminal de bus. Alors que nos moussaillons avaient tendance à râler pour les trajets de 2h en voiture, lorsque nous leur annonçons un voyage de 4h…:
"Ah c'est tout? C'est rien comparé aux 8 et 24h en Colombie! ". Nos enfants "vivent" la théorie de la relativité sans s'en rendre compte!
Ouf, pas d'écran pour une fois (Manuk arbore un beau sourire). On découvre alors tout un monde. Les petits vendeurs se succèdent à chaque halte: qui vend de l'eau, qui des brochettes, qui des tranches de bananes grillées montés sur une drôle de structure pour tenir les dizaines de paquets (une planche en bois sur laquelle est piqué un fer à béton qui maintient les sachets), des citrons pelés que l'on suce... Il y a également l'équivalent de nos aveugles qui plaçaient des porte-clés sur les tables de bistro: le marchant se plante à l'avant du bus, nous dévoile toutes les qualités gustatives de sa marchandise (en l'occurrence des bouchées caramel) puis en place dans toutes les mains en insistant bien sur le fait que ce n'est pas parce que nous les touchons que nous devons les acheter); puis il refait le trajet en sens inverse après nous avoir communiqué le prix. Deux choix: soit nous lui remettons les boulettes à moitié fondues dans les mains de nos garçons (on ne se sent pas trop à l'aise, trop suisses sans doute!) soit on joue le jeu, avec plaisir, rien que pour le monologue gestuel qui tient presque lieu de prestation théâtrale et qui nous a fait passer un bon moment. Et puis d'une pierre deux plaisirs: celui du vendeur et celui des enfants, "trop" contents de participer ainsi aux habitudes mercantiles locales. 

En quittant la côte relativement sèche, la périphérie de Guayaquil, sa poussière, ses multiples commerces en tous genre (garages jouxtant des magasins de meubles, coiffeurs, ferronneries…) nous entrons dans une région verdoyante, la route est bordée de bananiers croulant sous les régimes de bananes, les échoppes de fruits et les minis-cantines remplacent les commerces. Forêt de nuage,  éclaircie sur les pentes vertigineuses de l'ascension, brouillard, verdure, nous continuons notre ascension jusqu'à Guaranda, 2700m. Les champs de maïs font leur apparition de toutes parts.

Quelle belle surprise, cette étape d'acclimatation à l'altitude s'avère une jolie petite ville où se mélangent les  criollos et les indigènes en habits traditionnels.


"C'est vraiment joli et les gens sont gentils, ils sourient tout le temps et nous disent bonjour" remarque Manuk.
C'est vrai, après le côté plus froid des grandes villes, il fait bon sentir ce climat chaleureux et nous ne passons pas inaperçus avec nos sacs et violoncelle mais surtout avec 4 enfants dont un blondinet! Oui, même ici, nous raconte une habitante d'un certain âge, les jeunes n'ont plus que 2-3 enfants car la vie est chère. Alors notre troupeau décroche des sourires et des "buenos dias" très sympathiques.  


Ascension jusqu'à la colline de l'indien Guaranga qui a donné son nom à la ville.

Vue dégagée sur le volcan Chimborazo (6 310 m), le plus haut volcan d'Equateur et le point le plus éloigné du centre de la terre (leçon de géo pour les enfants sur la forme de la terre qui ressemble davantage à une mandarine qu'à une sphère). 




Plaisir de découvrir "los 7 santos" haut-lieu du carnaval de Guaranda, établissement génialement décoré et aux propositions liquides et solides fort alléchantes.





45 ans, ça se fête. La journée de Gilles est parsemée de 12 bons qu'il découvre chaque heure: massage des mains par Khalil, rébus gymnastique des méninges par Luna, chanson de Manuk,  "énergisation" des oreilles par Aloys, 1h de temps libre.


Pas facile de trouver un gâteau sans gluten ni lactose alors les valeurs sûres se trouvent au supermarché du coin: une boîte de pistaches soutient les bougiesque le fêté souffle dans le restaurant "laBohème".














"Merci  tonton Yvan et Riton pour les enregistrements!"

vendredi 12 septembre 2014

De l'alpaga au poncho (Luna)

Filature de laine (hilanderia)


Voici des lamas. Ils vont être tondus et leur laine partira dans une filature à Salinas.

Dans cette usine que avons visitée, on fabrique des pelotes de différentes laines: laine de mouton , laine de lama et laine d'alpaga.





Après avoir été tondue, la laine est mise dans une première machine qui sert à la couper.
Ensuite, la laine encore grasse est posée dans un circuit fermé sur des plaques trouées. En rajoutant de l'eau, les saletés descendent avec elle par les trous ne laissant au-dessus que la laine propre.

Après avoir été lavée, elle est apportée dans une centrifugeuse, essoreuse qui tourne très vite laissant l'eau s'éjecter par les trous.

La laine essorée passe dans un séchoir.   

Puis elle est cardée et étendue pour couper ses fils et pouvoir mieux la mettre ensemble par la suite.






Une machine prend ces petits bouts pour les étirer en voiles.
Cette même machine prend les tissus de laine pour les filer et mettre ensuite les fils en pelote.










Ces fils étant très fins , ils sont tressés par trois pour les solidifier.










Une fois les fils solidifiés, ils sont accrochés à un moulin qui les enroule en écheveaux.


Ils pourront alors être  trempés dans des bassines de teinture pour la couleur.





Ces écheveaux sont ensuite apportés aux femmes qui les tricotent 




pour en faire: des bonnets ,des ponchos, des chaussettes, des pulls …


Les bénéfices des ventes reviendront à la coopérative de Salinas.

Luna